Le fer est un élément indispensable au bon fonctionnement de l’organisme. Les carences en fer, d’origine alimentaire ou les pertes sanguines, peuvent entraîner une anémie plus ou moins sévère et des troubles parfois invalidants. Mieux comprendre les causes des carences en fer aide à mieux les prévenir et les traiter.
Les carences alimentaires en fer
Les carences en fer sont souvent multiples mais certaines causes prédominent.
La plus courante est l’insuffisance alimentaire en fer, notamment chez les personnes dont le régime alimentaire comporte peu d’aliments riches en fer. Les risques sont accrus pour les végétariens et les végétaliens lorsqu’il n’y a pas de complémentation avec des aliments contenant du fer non héménique (légumineuses, noix, graines…).
En outre, l’absorption du fer dans l’intestin peut être réduite par la consommation d’excès de substances comme le thé ou le café (qui contiennent des tanins), la farineux, etc.
La seconde cause fréquente de carence est la perte sanguine, notamment chez la femme avec des menstruations abondantes ou prolongées. Les pertes sanguines gastro-intestinales liées aux ulcères, polypes, cancers… entraînent une diminution importante des réserves de fer dans l’organisme. Certaines maladies telles que les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin affectent à la fois l’absorption et le stockage du fer.
Les besoins accrus en fer constituent une autre cause importante de carence. C’est le cas chez les enfants lors des poussées de croissance, chez la femme enceinte ou allaitante et pendant les efforts d’endurance pour les athlètes. Un apport insuffisant face à un besoin accru entraîne rapidement une carence.
Quels sont les symptômes et les conséquences d’une carence en fer ?
Bien souvent, une carence en fer se traduit par une fatigue persistante, qui peut être associée à une certaine faiblesse générale.
Cette fatigue s’explique par la diminution de l’hémoglobine dans le sang : cette protéine est responsable du transport de l’oxygène dans le sang. Si sa production est insuffisante, les muscles et les tissus reçoivent moins d’oxygène. Le corps dispose donc d’une quantité réduite d’oxygène pour produire de l’énergie ; il en résulte une baisse d’énergie et, souvent, une sensation de léthargie. En plus des symptômes énoncés ci-dessus, il existe un certain nombre d’autres signes et conséquences d’une carence en fer que vous devriez connaître.
Voici quelques symptômes supplémentaires pouvant révéler une carence en fer :
- Pâleur de la peau et des muqueuses
- Maux de tête fréquents
- Vertiges
- Essoufflement lors d’activités normales
- Palpitations cardiaques
- Crampes musculaires
- Chute de cheveux ou ongles cassants
- Appétit inhabituel pour des substances non alimentaires (pica)
Dans les cas les plus sévères, une carence en fer peut entraîner une anémie ferriprive, dont les conséquences peuvent être graves sur le plan médical. Elle peut nuire au développement cognitif et au rendement scolaire chez les enfants et diminuer la capacité à travailler et à exécuter des tâches quotidiennes chez les adultes. Il est donc important de reconnaître et traiter les symptômes de carence en fer dès qu’ils se manifestent.
Comment traite-t-on les carences en fer et comment les prévient-on ?
Le traitement des carences en fer passe généralement par un rééquilibrage alimentaire visant à favoriser l’apport de fer dans l’organisme.
Il est recommandé de consommer davantage d’aliments riches en fer tels que la viande rouge, le poisson, les lentilles ou encore les épinards.
Par ailleurs, l’ajout de vitamine C durant les repas permettrait d’améliorer l’absorption du fer non héménique.
Ainsi, le fait d’arroser un plat de légumes verts d’un jus de citron augmenterait l’assimilation du fer contenu dans ces légumes.
Dans certains cas, une supplémentation en fer peut être indispensable pour corriger rapidement une carence. Elle ne doit être initiée qu’après avis favorable d’un professionnel de santé étant donné qu’un excès de fer peut se révéler toxique. De même, les instructions concernant la posologie et la durée du traitement doivent être suivies afin d’éviter les effets indésirables (troubles gastro-intestinaux principalement).
La prévention des carences en fer repose sur une alimentation équilibrée et variée ainsi que sur la prise en compte des facteurs de risque individuels. Pour les personnes à risque (femmes enceintes, adolescents au cours de leur poussée de croissance…), des bilans sanguins réguliers sont conseillés pour apprécier les taux de ferritine dans le sang. En agissant en amont, il est possible de conserver des réserves en fer suffisantes et ainsi prévenir les complications liées à sa carence.