Familles d'Aujourd'hui vous est offert grâce à ses partenaires
 
   
 
> Accueil
> Adresses utiles
> Concours
> Experts
> Familles reporters
> Fiches pratiques
> Forums
> Guide Bébé 2010
> La belle histoire
> Le réseau FDA
> Loisirs-Vacances
> Maison 100% famille
> Programmes
> Recettes
> Sécurité
> Trucs & conseils
> Inscrivez-vous
 
Alcool durant la grossesse
Capsules Rock Détente
Les capsules quotidiennes
 
Alcool durant la grossesse
On sait, depuis des siècles que la consommation d'alcool pendant la grossesse peut avoir de graves effets à long terme sur le fœtus et l'enfant. Elle peut entraîner des lésions cérébrales au fœtus se traduisant par un large éventail d’effets neurologiques sur le comportement et la croissance.
 
Écoutez ou réécoutez les capsules
Familles d'aujourd'hui, Santé services et Rock Détente
03/03/05
 
Ce n’est qu’en 1973 que ces effets ont officiellement été reconnus sous le nom de syndrome d’alcoolisme ou d’alcoolisation fœtal (SAF). Le SAF est un diagnostic médical qui renvoie à un ensemble précis d'anomalies liées à la consommation d'alcool pendant la grossesse. Les trois traits essentiels du SAF sont : le retard dans la croissance, l’atteinte du système nerveux central et un visage particulier montrant des traits facilement observables.
On utilise le terme EAF pour désigner une forme moins apparente du SAF. Il fait référence aux enfants exposés à l’alcool avant la naissance mais qui ne présentent que deux des trois caractéristiques du SAF. Il peut s'agir d'un retard ou d'un ralentissement de la croissance, de malformations congénitales simples ou de troubles d'apprentissage et de comportement qui ne se manifestent parfois que des mois ou des années après la naissance. L’enfant peut avoir un visage normal, mais présenter des atteintes neurologiques qui causeront des problèmes similaires aux enfants ayant le syndrome.
Malgré l'absence de données nationales sur son incidence au Canada, le SAF est considéré comme l'une des principales causes d'anomalies congénitales et de retard de développement ÉVITABLES chez les enfants canadiens. Le taux national a été estimé de 1 à 2 pour 1000 naissances, ce qui donne à penser que plus de 350 nouveau-nés présentent le SAF au Canada chaque année.

Qu'est-ce que le syndrome d'alcoolisme foetal et les effets de l'alcool sur le foetus ?
• Le syndrome d'alcoolisme foetal (SAF) est un diagnostic médical qui désigne un groupe précis d'anomalies associées à la consommation d'alcool durant la grossesse.
• Les effets de l'alcool sur le foetus (EAF) décrivent la présence de certaines caractéristiques du SAF lorsque l'exposition prénatale à l'alcool a été confirmée.
• Le SAF et autres troubles associés sont d'intérêt national puisqu'ils donnent lieu à une incapacité de longue durée nécessitant un soutien continu. Les causes du SAF sont complexes et profondes et vont au-delà de l'alcool et de la grossesse.
• étant donné que la consommation d'alcool durant la grossesse peut nuire au foetus, il est essentiel de sensibiliser davantage la population sur cette question.
• Le SAF/EAF a des répercussions permanentes sur les personnes, les familles, les collectivités et l'ensemble de la société. Les incidences de cette incapacité vont au-delà de la santé et touchent de nombreux secteurs tels que l'éducation, la justice, le travail, etc.
Quelles sont les statistiques?
• Au Canada, au moins un enfant atteint du SAF naît chaque jour. Le SAF/EAF est l'une des principales causes connues et évitables de malformations congénitales chez les enfants. Il représente jusqu'à 3 naissances pour 1 000 dans les pays industrialisés. Dans certaines collectivités autochtones, le taux de SAF/EAF est beaucoup plus élevé.
• Le coût des soins de santé, des services d'éducation et des services sociaux associés au SAF se chiffrerait à 1,4 million de dollars par personne. Il est donc indispensable de déterminer l'incidence et le coût du SAF/EAF pour les familles, les collectivités et la société en général.
• Selon l'Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes,17,5 % des femmes ont consommé de l'alcool durant leur grossesse et 2,5 % ont déclaré avoir eu des épisodes de consommation excessive (plus de cinq consommations lors de la même occasion).

Le SAF représente une constellation de signes et symptômes qui sont associés à l’exposition du fœtus à l’alcool durant son développement intra utérin. On remarque alors chez le nouveau né et l’enfant des anomalies qui affectent la croissance ante et post natale; le développement du visage, provoquant un faciès particulier et le développement neurologique à long terme.
En effet, les enfants atteints naissent avec un retard de croissance intra utérin (souvent pesant moins de 2.5 kg) et ce retard de croissance persistera dans l’enfance et la vie adulte. On a remarqué par contre que les filles rattrapent ce retard à la puberté. Les anomalies de la face sont discrètes, mais associées à la consommation d’alcool, elles sont pathognomoniques et représentent des fentes palpebrales étroites, une ptôse palpébrale, un mascillain peu développé et un petit nez retroussé, une absence de vermillon, ainsi qu’une lèvre supérieure très fine. Neurologiquement, ces enfants ont une microcéphalie, des malformations mineures cérébrales, ils sont hypothoniques, ont des troubles de coordination, de concentration et peuvent souffrir d’hyperactivité. Ils peuvent également avoir des malformations cardiaques auriculaires et/ou oculaires. Le SAF est une des causes les plus fréquentes de retard mental (après les trisomies 21). Les troubles cognitifs sont dans plusieurs sphères : difficultés d’abstraction avec le temps et l’espace, causalité, raisonnement abstrait, difficulté de concentration et hyperactivité tels que noté plus haut, troubles de compréhension et de jugement.
Les problèmes de comportement incluant le vol, le mensonge, l’opposition, sont différents de ceux que l’on voit chez des patients ayant d’autres causes de retard mental.
P.A. - Quelle est la différence entre le SAF et les EAF?
N. S. - En réalité, le EAF ou les “ effets de l’alcool sur le fœtus ” est un terme qui a été utilisé pour décrire les anomalies retrouvées chez les patients qui n’avaient pas tous les critères du SAF. Comme cette terminologie est vague, elle a été abandonnée et on parle maintenant de syndrome alcoolofœtal.
Toutes les catégories incluent :
• La consommation d’alcool par la mère est confirmée;
• Faciès particulier;
• Retard de croissance;
• Troubles neurologiques.
Il y a également le SAF partiel qui inclut :
• La consommation d’alcool par la mère est confirmée;
• Faciès particulier;
• Retard de croissance ou troubles neurologiques ou autres troubles de comportement non expliqués.
Les malformations reliées à l’alcool incluent :
• Exposition à l’alcool confirmée;
• Anomalies neurologiques ou autres;
• Troubles de comportement non expliqués.
• Donc le EAF a été remplacé par les trois dernières descriptions qui est plus précis.
P. A. - Quels sont les effets de l’alcool sur le fœtus?
N. S. - Comme d’autres médicaments ou agents toxiques, l’alcool est tératogène et provoque un spectre variable de malformations telles que décrites plus haut. Lorsque l’alcoolémie maternelle augmente, l’alcool traverse la barrière placentaire et atteint le fœtus. On observe des effets à différents niveaux. Premièrement, lorsque l’alcool est présent, l’apport nutritionnel au fœtus est diminué, et ceci provoque un retard de croissance. Puis, le fœtus n’ayant pas la capacité d’excréter rapidement l’alcool qu’il reçoit, ceci augmente la quantité d’alcool auquel il est exposé. L’alcool a une prédilection pour le tissu nerveux, c’est-à-dire le cerveau. Comme celui du fœtus est en développement, l’alcool affecte ce dernier “ physiquement ”. Des études en résonnance magnétiques dépistent certaines différences qui se manifestent cliniquement, telles que :
• la microcéphalie;
• les troubles d’apprentissage;
• les troubles de comportement;
• les anomalies de développement;
• des anomalies auditives et oculaires.
• L’alcool a aussi des effets tératogènes sur le tissu cardiaque, les mains, la peau, etc. On pense que les anomalies faciales associées sont secondaires aux malformations neurologiques sous-jacentes (le développement de la face étant intimement relié à celui du cerveau).
P. A - Au cours de la grossesse, y a-t-il un moment où le développement du fœtus peut-être est particulièrement affecté par la consommation d’alcool de la mère?
N. S. - Tel qu’expliqué à la question précédente, l’alcool affecte le fœtus tout au long de son développement. Une exposition à l’alcool qui débute au premier trimestre semble être pire, au niveau “ structurel ” et à long terme, qu’une exposition en fin de grossesse mais les deux sont dommageables. Par contre, chez une femme qui cesse de consommer à la fin du premier trimestre, on remarque qu’il y a bien moins d’effets que si elle avait continuer à consommer.
P.A. - Une femme devrait-elle se sentir coupable et craindre que son enfant soit atteint parce qu’au cours de la grossesse elle a, à l’occasion, pris un verre de vin?
N. S. - Il n’y a pas de réponse claire à cette question. La question de “ quantité minimale sécuritaire ” n’étant pas connue, on recommande l’abstinence. On sait que le risque que le fœtus soit atteint augmente avec la consommation : que ce soit une consommation légère quotidienne ou des excès de temps en temps, les deux sont aussi nocifs. Les gens ne réalisent pas qu’une bière de 12 onces équivaut à 5 onces de vin ou 1 ½ once de liqueur distillée. Donc il faut parler de consommation et être spécifique car souvent les patients pensent qu’une “ petite bière ” ce n’est pas comme un verre de scotch, etc. Le risque augmente aussi avec l’âge maternel, et également selon la susceptibilité du fœtus.
P.A. - J'ai consommé du vin durant ma grossesse, soit un verre de vin ou deux aux souper. Mon enfant semble tout à fait normal, mais dois-je m'inquiéter pour l'avenir?
N. S. - Chaque foetus a une susceptibilité individuelle à l'alcool. Dans les études chez les jumeaux par exemple, on remarqué qu'un bébé a été plus affecté que l'autre. Également, le risque d'avoir un enfant atteint augmente avec l'âge maternel et la parité (le nombre enfants).
P.A. - Si je connais quelqu'un qui a fait un excès de boisson pendant sa grossesse, est-ce suffisant pour qu'elle puisse demander de passer des tests afin de savoir si le foetus est toujours parfaits?
N. S. - Le SAF n'est pas dépisté par les tests prénataux, telles que par les prises de sang maternel, amniocentèse ou échographies. La femme enceinte doit plutôt réaliser qu'elle expose son enfant au SAF, qu'il n'y a pas de quantité minimale sécuritaire, et qu'elle doit s'abstenir de consommer de l'alcool le reste de sa grossesse, ainsi que lors des grossesses subséquentes

 
Retour au menu
 
2005-03-15

Notez cet article :
 

Copyright © 2010 Familles d'Aujourd'hui, Tous droits réservés. Pour nous joindre - Politiques de confidentialité