Dans les dernières semaines, j'ai reçu plusieurs courriels me demandant de reprendre le billet traitant des valeurs familiales et le lien que j'établis avec une conciliation travail-famille réussie. Alors, la demande générale, voici à nouveau ce texte.
Vous voyez mal le rapport n'est-ce pas? Je vous comprends.Toutefois, c'est vraiment par là que tout commence. Pourquoi? Parce que ce sont nos valeurs qui vont fixer nos objectifs, alimenter nos communications avec les gens qui sont en contact avec nos enfants et c'est surtout nos valeurs qui vont déterminer le chemin à prendre et les gestes à poser.
C'est quoi une valeur fondamentale? C'est ce que vous souhaitez vivre au quotidien et transmettre à vos enfants. Par exemple, souhaitez-vous que vos enfants soient très performants à l'école, sportifs, réalisent leurs rêves (petit conseil: il faut choisir car nos enfants ne seront pas des médecins, des champions de ski acrobatique, des grands voyageurs libres et riches en même temps...). Et c'est dès leur naissance que nos valeurs dresseront le chemin, du moins en filigrane.
Alors, on dresse notre liste. Comment? En se posant des questions.
Par exemple:
Est-ce que je souhaite que mon enfant pratique une religion?
Est-ce que je souhaite que mon enfant étudie très longtemps ou qu'il fasse ce qu'il a envie de faire même si cela ne répond pas à mes critères?
Est-ce que je souhaite que mon enfant soit poli, sérieux dans ses engagements, soucieux de l'argent... ou je souhaite que mon enfant ait un bon sens de l'humour, qu'il s'épanouisse dans ses rêves et ses ambitions même si cela implique de laisser l'école et d'être épargné de la réalité financière familiale...
Est-ce que je veux partir en voyage chaque année et faire découvrir le monde à mes enfants ou plutôt me priver pendant dix ans et payer notre maison familiale?
Est-ce que je veux que mon enfant tisse des liens serrés avec sa famille élargie, ses ancêtres... ou si nos relations seront constituées plutôt d'amis?
Une fois ces choix effectués, on communique ces valeurs à notre entourage et surtout, si nous vivons en couple, on se met d'accord avec son conjoint afin de transmettre clairement nos valeurs communes.
Une fois l'exercice fait, on peut fixer nos objectifs à court et moyen termes, on peut planifier notre temps en incorporant toujours des moments pour transmettre nos valeurs. On peut même faire notre budget en fonction de ces décisions.
Martyne Huot
Réseau Familles d'aujourd'hui
LA RÉFÉRENCE EN MATIÈRE FAMILIALE
.hmmessage P { PADDING-RIGHT: 0px; PADDING-LEFT: 0px; PADDING-BOTTOM: 0px; MARGIN: 0px; PADDING-TOP: 0px}BODY.hmmessage { FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma}Bonjour Martyne,
Je me nomme Mél, 35 ans, résidente permanente depuis 3 ans mariée, deux enfants, en attente du 3ème enfant, heureuse, folle dingue du Québec (adoration pour le Québec). J'ai concilié travail-famille-études pendant 1 an, travail infirmière 7 jours sur 15 rotation soir/jour un mois de jour un mois de soir, 1 cours par session à temps partiel, objectif baccalauréat en sciences infirmières dans 5-6 ans. Epoux travaillant de jour qui est ma moitié dans tous les sens du terme. Culpabilité au début, car baisse de salaire, époux seul doit assumer le soir, devoirs, coucher de nos filles quand je travaille le soir. Fin de mois difficile, car à temps partiel au travail, je ne souhaîte pas prendre de près et bourse pour éviter endettement, autofinancement. J'ai eu un poste du soir à temps complet avant de partir car fatiguée de faire de la rotation. Actuellement en retrait préventif pour une grossesse, je prends 2 cours pour la session d'automne, je vais accoucher en décembre. Je sais qu'un poste de jour à temps complet est la solution pour un meilleur équilibre famille-travail-études. Mon époux doit toujours avoir un poste de jour pas de soir pour lui car même si un jour je travaille de jour on nous oblige souvent à faire du temps supplémentaire obligatoire. Pléonasme n'est ce pas !
Si j'envoie ce témoignage ce n'est pas pour chialer, je sais qu'au fond de moi nous allons trouver une solution en famille. Nous sommes très heureux.
En vous remerciant, Martyne pour l'attention particulière que vous porterez à mon témoignage.
Mél